Au coin de la rue, j’ai rencontré Hamouda et Mortada, deux jeunes ambitieux. Le premier fraîchement bachelier, et l’autre en deuxième année à la faculté d’Economie de Rabat. Ma surprise était grande quand j’ai su qu’ils ont été embauchés dans un call center de la place, 2.000Dh ou 3000 DH, un bon salaire pour des jeunes encore naïves par rapport à la vie professionnelle. Un salaire qu’ils percevront courant les prochains mois, mais le prix à payer est énorme : leurs études. Akram lui, est un diplômé d’une grande école d’informatique, et qui a intégré lui aussi un call center en attendant une meilleure offre, une attente qui se fait langue avec le risque de n’être plus à la page dans le monde très évolutif de l’informatique. Et les exemples sont multiples. Ces jeunes, une fois qu’ils percevront leurs premiers salaires, il leur sera difficile de se reconvertir en étudiants, surtout avec l’idée qu’ils seront dans tout les cas les chômeurs de demain.
Il est vrai que les call center se sont développés au Maroc d’une façon exponentielle ces trois dernières années et qu’ils ont crée des milliers d’emplois partout dans le royaume. Ces call center, bien qu’ils soient structurés n’ont pas vraiment de critères diplômants de recrutement, ce qui pousse une majorité de jeunes à laisser de côté leurs études et à intégrer ces fourmilières sans pourtant savoir que si demain un pays émergent propose une meilleure offre, la majorité de ces call center migreront et les salariés à la porte.
Une vraie problématique, que ni les jeunes, ni l’Etat ne veulent être conscients du danger.
La création d’emploi pour nos jeunes est à encourager et encore plus pour les non diplômés, mais surtout pas au dépend des études et de l’avenir des cadres de demain, si cela continu, on aura dans dix ans des milliers de téléopérateurs trentagénaires chômeurs sans diplômes. Le signale d’alerte est lancé.
Et bien, c’est fini, nous ne parlerons plus des censures des sites web, blog ou autres, la toile redeviendra totalement libre, et ce n’est ni les gouvernements ni les fournisseurs d’accès qui pourront s’y opposer. Incroyable mais pourtant vrai, avec la science et la technologie tout devient possible. Picidae, nouvelle révélation, Open Source, pour la lutte contre la censure détourne les différentes techniques de blocage des sites et offre à l’Internaute l’accès libre à tous les sites. Il suffit juste de saisir dans le serveur Pici l’adresse du site (URL) inaccessible, pour que ce dernier crée une image du site bloqué tout en gardant actifs les liens et formulaires donnant l’impression à l’Internaute qu’il navigue dans le site original.Picidae a été expérimenté en chine et a parfaitement fonctionné et a permis l’accès à des sites censurés par le gouvernement chinois et les résultats sont plus qu’étonnant « Une requête (au mois d’avril 2007) dans Google via picidae pour le mot « min zhu » qui signifie démocratie en chinois donne 69 900 000 résultats, la même recherche dans google.cn donne 480 000 réponses »,Picidae nom latin signifiant pic-vert, oiseau origine des premiers trous du mur de Berlin, est une initiative de deux suisses, Christoph Wachter et Mathias Jud, leur projet permet de percer les murs de la censure.Picidae est un grand pas dans la liberté totale de la toile et surtout un grand pas de l’Open Source.Picidae serait une arme à doubles tranchants, les sites extrémistes, racistes, pornographiques seront eux aussi libres pour tout usager.
Les marocains sont souvent en conflit quand il s’agit de juger le Maroc d’aujourd’hui et de demain. Pour les uns, rien ne bouge et la situation s’empire avec l’augmentation du crime, de la cherté de la vie et l’incertitude de garder et ou d’améliorer leur petit confort. Pour d’autres, les signes de développement sont là, le Maroc bouge mais doucement. Et tout le monde pointe du doigt le gouvernement qui n’utilise pas souvent sa baguette magique pour changer le monde. Une baguette magique qui doit à la fois offrir un emploi à tous les chômeurs, supprimer la corruption, combattre le logement insalubre, hausser le niveau de vie des marocains, baisser le prix du baril, offrir une scolarité à tous, supprimer la prostitution, diminuer la pollution,… et aussi assurer une année pluvieuse. Et contre tous ça, le marocain lui, préfère ne pas assez travailler, toucher des primes sans pour autant les mérités, ne pas respecter le code de la route, corrompre pour ne pas payer une contravention, tricher pour avoir son diplôme, casser les vitres des trains et des bus pour s’amuser, ne pas s’instruire car la vérité est ailleurs, consommer les prostitués parce que leurs femmes ne leurs plaies plus, acheter des bidonvilles car c’est un investissement sure, jeter les ordures dans la rue car c’est déjà sale et finalement pointer du doigt le gouvernement car il n’a pas su faire et que rien ne change dans notre pays. Et bien messieurs, y en a marre d’entendre vos reproches à chaque coin de rue, alors que vous êtes les premiers à enfreindre la loi et les valeurs de la société pour votre petit confort. Quant à notre chère presse nationale, en parcourant les lignes de certains titres, on croit que tout est noir, que tout le monde est voleur, corrompu,…et dire que le fait qu’elle existe, ce qui n’était pas le cas il y juste 10 ans, est déjà signe d’une démocratie en soit. N’exagérant pas, le Maroc change, et c’est à nous d’assurer ce changement en commençant par nous même et ensuite nous pouvons en vouloir aux autres. MA